kriangkrai kongkhanun

blood lands

7 avril - 30 avril 2014

King Cobra, 2014
Techniques mixtes
Dimensions : 60 x 80 cm

Kriangkrai Kongkhanun est né en 1980 en Thaïlande, il a été diplômé aux Beaux-arts de Florence, puis à Bangkok. En retournant en Thaïlande, l’artiste Kriangkrai a combiné sa connaissance de l’art occidental avec son éducation Bouddhiste. Il a été rapidement reconnu comme un artiste international et a exposé depuis 2012 dans 23 pays principalement en Amérique, l’Europe et l’Asie.

Pour sa première exposition en principauté, cet artiste nous présente une trentaine d’œuvres sur papier.
« Le monde est probablement un et indivisible. Les mondes ne sont que le résultat de nos différentes manières de percevoir cette réalité, ce qui fait qu’il y a autant de mondes que de regards posés sur elle. Le regard de Kriangkrai Kongkhanun semble peuplé de monstres, de sang, de dangers. Il se pourrait qu’il soit simplement métamorphosé par nos fantasmes, nos peurs, nos démons. Le monde de Kriangkrai est un monde de rêve, une mer intérieure. Les images y sont véhiculées par nos fluides corporels, tel que c’était le cas des humeurs anciennes. Elles chevauchent nos cellules, nagent dans notre sang, se nourrissent de notre substance et de notre énergie. Nous sommes eau, notre sang est une eau améliorée, nos fantasmes baignent dans ce fluide mystérieux qui nous nourrit mais qui peut si facilement nous empoisonner.
Les dessins de Kriangkrai sont porteurs de vie et de mort, d’anges et de démons, d’espoir et de désespérance car l’existence en est constituée. Plus que des miroirs, des entités existentielles intemporelles flottant dans un espace où Bosch rejoint les estampes japonaises et où les dieux incas partagent les banquets de l’Olympe. Si ce que vous voyez vous fait peur, ce n’est pas du fait de Kriangkrai, vous vous trouvez face à vos propres peurs. Si vous aimez ce que d’aucuns qualifieraient de monstres, votre esprit est en paix et vous pourriez accéder à l’endroit rêvé où il n’y a ni bien ni mal, ni beauté ni laideur. Un voyage initiatique en quelque sorte, un voyage rêvé ! »

David Gabriel Kavafy