N°114 - "Paradis Perdus"
Photographie couleur, tirage sur aluminium
Dimensions : 30 x 40 cm
La perte du paradis : une souffrance connue de tous, une déchirure, une séparation de soi et des autres... et pourtant, comment perdre ce qu'on ne peut posséder ?
Mais surtout pourquoi vouloir le posséder alors qu'il suffirait de le vivre ?
Nul ne peut posséder le paradis... mais chacun peut le retrouver. A ce jeu de piste les enfants sont habiles, pour peu qu'on leur donne un peu de sécurité, de confiance et d'espoir.
Ils savent retrouver, et maintenir le temps du jeu, leur paradis. Certains même arrivent à vivre ensemble ce moment qu'est le paradis.
Si chaque enfant possède sa façon, son chemin personnel, ses connexions, des éléments tels que l'eau et la lumière sont d'excellents vecteurs. La musique aussi, quand notre musique
intérieure rencontre celle du monde... je vous parle d'harmonie, je vous parle de bonheur.
Le paradis est un état de conscience. Il existe un flux, un ensemble de sensations, qui connecte ce monde avec la personne que nous sommes vraiment. Il faut savoir ouvrir son esprit
et recevoir sans préjugé, comme le ferait l'enfant qui est en nous. Alors quant on se sent exister pleinement, le paradis est fusion et il n'existe pas de captation possible de cet état.
C'est une expérience personnelle, impermanente et vibratoire.
Observer les enfants jouer nous enseigne que l'obtention suivie de la perte du paradis est une simple déconnexion, de nos sens, de notre être, sans rien de définitif. Alors un paradis perdu... dix de retrouvés.