N°87 - "Les Paradis Perdus"
Huile et feuilles d'or sur aluminium
Dimensions : 100 x 85 cm
Il a été dit que la terre est une "vallée de larmes"...
Face aux multiples vicissitudes de la vie, on ne peut s'empêcher de regretter le paradis perdu et en même temps de s'interroger sur ce qu'il devait être.
Dans ce geste pictural, j'ai tenté de répondre à la question en montrant que, en même temps que l'homme essaie de retenir la femme qui va s'engloutir inexorablement
dans une sorte de tourbillon opaque, il essaie de retenir la vie du jardin d’Éden, conscient que de ce moment dramatique, la suite de leur existence ne s'écoulera plus
dans la félicité éternelle.
C'est pour marquer cette césure et son caractère irréversible que la toile est en deux parties : une partie haute où l'homme est encore, pour quelques instants, au paradis
qui va être perdu et une partie basse où la vanité de ses efforts désespérés ne l'empêchera pas de chuter et de rejoindre la femme qui semble déjà l'attendre.