N°16 - "121° Fahrenheit"
Photographie numérique, impression sur papier d'art, contrecollé sur dibond
Dimensions : 70 x 70 cm
Quelque part entre Las Vegas et San Francisco, sur la route CA-190, à une soixantaine de mètres en dessous du niveau de la mer.
La température est accablante en ce jour de septembre 2015 et le thermomètre affiche près de 50° Celsius. Ici le bitume brûlant peut atteindre les 90°C en été,
et, dit-on, entraîner la fonte des semelles des chaussures. A 53 miles de là, à Furnace Creek, le record historique et planétaire de température à la surface du
globe a été enregistré le 10 juillet en 1913 avec 56,7° Celsius.
Les amérindiens appelaient cette vallée la « Terre de feu » (Tomesha), mais c’est en 1849, pendant la ruée vers l’or que les premiers Européens qui l’ont traversé
pour atteindre la Californie, lui ont donné le nom de « Death Valley » ou « Vallée de la mort ».
Pourtant, aujourd’hui Furnace Creek est un petit îlot de verdure au milieu de cette fournaise, une oasis artificielle habitée, notamment par plusieurs familles
d’Indiens Shoshone. La quinzaine d’habitants s’occupe de la gestion d’un complexe hôtelier, d’un golf de 18 trous, d’une station service, d’un supermarché, de
deux restaurants, d’un bar, d’un camping et d’un aérodrome.
Quelques animaux vivent également sur ces terres arides et supportent ces conditions extrêmes, comme ce coyote, qui se donne quelques instants de repos en profitant
de l’ombre de ces panneaux perdus dans le désert.