N°85 - "Aline, nature morte"
Huile et feuilles d'or sur toile
Dimensions : 50 x 40 cm
Face au réchauffement climatique, dont on peut craindre qu'il soit inexorable et irréversible, malgré les bonnes volontés souvent tardives et
peut-être insuffisantes, la relative indifférence passée a fait place à l'inquiétude et même l'angoisse qui se lit sur la visage de la femme jeune, porteuse de vie.
Son visage, auparavant serein et même agréable, d'un réalisme criant, se couvre des marques brutales des catastrophes à venir qui le dégradent : les couleurs, comme
jetées à son visage par la force des réactions de la nature maltraitée, symbolisent la montée des eaux, la boue des inondations, les brouillards de pollution, les
déchets divers dont nos sociétés dites évoluées continuent de couvrir la terre et la mer, le sang même des drames humains entraînés par les manifestations violentes
du dérèglement climatique.
Les yeux hagards de ce beau visage altéré ne sont pas sans rappeler ceux des femmes du tableau de Paul Delvaux "La ville inquiète" qui traduisait en peinture l'angoisse
de la proximité de la guerre. Ici, j'ai voulu faire surgir de ce regard intense et interrogateur la crainte, pour la vie elle-même, d'un avenir plus qu'incertain...