N°24 - "Le Doigt de Dieu"
Sculpture tôle acier
Dimensions : 86 x 40 x 57 cm
L'artiste a voulu, à travers cette œuvre, créer 3 dimensions réflexives pour l'observateur.
Un premier niveau questionne la spatialité en présentant des découpes aléatoires de l'image qui demeure partielle lorsque le spectateur
est en mouvement. L'œuvre ne peut être observée dans son intégralité qu'à partir d'un seul endroit précis, que l'on doit chercher soi-même, créant un
parallèle avec l'absurdité de tourner autour d'une signification existentielle et la quête de spiritualité inhérente à l'être humain.
Un second niveau aborde la question de la frontière ultime entre l'Homme et Dieu, frontière paradoxale à la fois mouvante, fragile,
angoissante, mais aussi rassurante, puissante et créatrice de sens.
Enfin, le troisième niveau de lecture interroge la solitude et la place de l'Homme et donc du spectateur et son interaction avec l'Autre
(le divin comme l'humain). Seul face à une frontière qui ne peut exister que si un Autre existe, il constate que cette frontière ne subsiste que par son
propre fait. En épaississant, en la renforçant en permanence, elle devient opaque, insaisissable, incompréhensible et le processus s'accentue encore : plus
la frontière est dense et moins l'Homme se rencontre, il se divise des Autres et il se dissocie de lui-même.
une explication est nécessaire à la bonne compréhension de ce type de statue. En effet, elle n'a rien a voir avec la technique classique de la
ronde de bosse, mais s'approche plus de l'anamorphose.
la statue est conçue avec des mats scellés sur lesquels sont soudés des éléments métalliques. L’implantation de ces mats parait aléatoire, en
fait ils sont positionnés précisément pour que d'un point particulier l'intégralité de l'œuvre s'offre à la vue du spectateur Dès qu'on s'éloigne de ce point,
on n'en a qu'une vue partielle.